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Volkswagen dans la tourmente ? Tests frauduleux et illégaux.

L'affaire Volkswagen, aussi appelée « dieselgate », est un scandale industriel et sanitaire

qui concerne le groupe Volkswagen. Cette affaire, qui a démarré il y 6 ans (2009 à 2015), est née de falsification des tests d’homologation visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la part de la marque. En effet, plus de 11 millions de véhicules sont suspectés d’avoir un faux indice carbone, plus élevé que la norme établie.

L'affaire, sans équivalent dans l'histoire automobile, est révélée en septembre 2015 par l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et a entraîné la démission du président du directoire du groupe, Martin Winterkorn. Plusieurs pays enquêtent actuellement afin d'établir précisément les faits. La facture s’élève jusqu’à présent à plus de 25 milliards d’euros.

Après quelques enquêtes sur la marque, le New York Times a affirmé que ces tests scientifiques impliquant des singes avaient été menés en 2014 par le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé (EUGT). Le but de l’EUGT était de défendre l’utilisation du diesel après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné le carburant comme cancérogène, précisait le journal américain.

Selon le journal allemand le Stuttgarter Zeitung, des tests auraient aussi été effectués par l’EUGT sur des cobayes humains.

D’après le Stuttgarter Zeitung, l’organisme de recherche était financé par les constructeurs allemands Volkswagen, Daimler et BMW.

 

Le moteur en cause est un diesel que Volkswagen voulait imposer sur le marché américain. Il fallait donc prouver que les normes américaines étaient respectées. Volkswagen avait comme volonté de présenter leur modèle comme plus efficace et propre que la concurrence. Les voitures étaient équipées d’un logiciel de triche sur les émissions de gaz, le but est de baisser le niveau de pollution. Selon des chercheurs, les véhicules sujets à la fraude ont généré 4,7 fois plus d’oxydes d’azote que la norme européenne. Volkswagen reconnaît avoir équipé de ce logiciel 11 millions de véhicules dans le monde, dont 8,5 millions en Europe.

 

Une étude scientifique aliénée, des cobayes humains et animaux.


Le Stuttgarter Zeitung a annoncé que l’EUGT avait fait procéder à une étude scientifique, que l’on trouve dans les gaz d’échappement, sur des cobayes humains, sur environ 25 jeunes en bonne santé. Le gouvernement allemand a qualifié ces tests, qu’ils soient effectués sur des hommes ou des singes, d'« injustifiables ». Le responsable allemand de Volkswagen a admis être au courant de ces tests, mais a annoncé qu’il avait tout fait pour qu’ils ne soient pas réalisés sur des humains. Il s‘est justifié en disant que les volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail » et que personne « n’a eu de dommages ». Le responsable, qui a reconnu être responsable, a été suspendu. La ministre de l’environnement allemande s’est dite “écœurée” de ce qui s’était passé. L’image de la marque, avec cette nouvelle affaire, a été encore touchée. La confiance avec l’industrie de l’automobile a été encore affaiblie.

 

Quelles sont les options à prendre en compte pour regagner la confiance des consommateurs ?

 

Pour redorer son image Volkswagen devrait commencer à renouveler l’ensemble de ses dirigeants ; Volkswagen pourrait aussi lancer une campagne de communication, telle qu’une pub TV présentant des excuses publiques (comme Samsung). Cela permettrait  de reconnaître la faute publiquement et prouver qu’ils ont décelé l’origine de l’erreur et qu’ils ne vont pas la répéter.

Dans un second temps il sera nécessaire de porter un regard neuf sur son positionnement fondé sur la «puissance ».

La marque pourrais transformer cette catastrophe industrielle en opportunité en entrant de plain-pied dans la nouvelle ère de l’automobile : passer d’une stratégie de « puissance » bientôt obsolète, à une stratégie de « l’intelligence », beaucoup plus en phase avec les valeurs et les besoins de notre époque.

Se repositionner sur le « cerveau » des véhicules et non plus sur la pédale d’accélérateur. Se mettre sur la route des géants de la Silicon Valley comme Tesla qui ne produit pas que des véhicules, mais un véritable écosystème durable autour du déplacement et dont la raison d’être est de supprimer les hydrocarbures.

La démarche sera longue, coûteuse, elle nécessite de déconstruire pour reconstruire.

Mais c’est un chemin obligatoire pour regagner la confiance des consommateurs.

 

Yloan Nguyen, étudiante SUP’DE COM en Bachelor 3ème année

Par SUP'DE COM
le 25/04/2019

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