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L’évolution de la place des femmes dans le sport depuis un siècle

Si on se replonge dans le passé, c’est paradoxalement un texte de loi de 1882 qui serait jugé aujourd’hui extrêmement misogyne qui marque le coup d’envoi de la pratique sportive de masse pour les femmes.

A l’époque, l’éducation physique est alors inscrite, pour préparer les garçons «aux futurs travaux de l’ouvrier et du soldat» et, pour prédisposer les jeunes filles «aux soins du ménage et aux ouvrages des femmes». Ce n’est pas pour autant qu’on leur fait tout de suite une place au plus haut niveau : elles ne sont que 2% aux Jeux Olympiques de 1900. D’ailleurs, Pierre de Coubertin avait dit cette phrase en 1912 : «les Jeux Olympiques devraient être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs».

 

Il faudra du temps, de la patience, et de grands combats en petites victoires, pour que le sport peu à peu se féminise : aux JO de 1928, 277 femmes participeront aux côtés des 2606 hommes. En 1967, à l’âge de 20 ans, Kathrine Switzer, profitant d’un malentendu sur son nom, est la première femme à finir officiellement l’épreuve mythique du marathon de Boston, démentant tous ceux qui prétendaient qu’une femme n’aurait pas la force physique de finir l’épreuve. Un demi-siècle plus tard 25% des participants au marathon de Paris sont des femmes (édition 2018).

Quant aux sports collectifs tel que le football, il faudra attendre 1970 pour que la Fédération française n’y admette officiellement les femmes. Le film «Comme des garçons» sorti en avril 2018 et réalisé par Julien Hallard le rappelle opportunément. En ce qui concerne le rugby, les femmes étaient les bienvenues sur les bords du terrain, elles étaient acceptées avec leur image de mère. L’homme avait de suite compris l’importance de la femme dans cette pratique, ce sont elles qui permettraient de pérenniser leurs équipes, en mettant au monde de beaux petits.

 

Aujourd’hui, en théorie et réglementairement, les femmes peuvent pratiquer tous les sports. Une étude du CDES (Centre de Droit et d’Economie du Sport) d’octobre 2017 montre d’ailleurs qu’en 10 ans, la pratique féminine s’est considérablement accrue et se rapproche aujourd’hui de celle des hommes. La part des femmes déclarant pratiquer au moins une activité sportive à l’année est passée de 79% à 90% entre 2000 et 2010, alors qu’elle ne progressait que de 88 à 93% chez les hommes. Pourtant elles ne représentent toujours qu’un tiers des licenciés. Depuis 2012, le Ministère en charge des Sports mène une politique volontariste pour développer la pratique sportive des féminines. Son objectif est de valoriser le sport féminin dans les médias, le développer et le faire connaître dans les milieux sensibles et favoriser l’accès des femmes aux postes à responsabilités dans les institutions sportives.

 

Maëlle Escoffier, étudiante SUP’DE COM en Bachelor 3ème année

Par SUP'DE COM
le 24/04/2019

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