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Carte blancheDes mots d’amour, tous les jours
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Des mots d’amour, tous les jours

Graffs, tags, peintures.

Nous passons quotidiennement devant eux, sans les remarquer.

La rue, les trains, tout lieu devient propice pour qui a la main sur le feutre. Décryptage.

 

« MERCI ! »

Aujourd’hui, remercions ces anonymes, ces œuvres qui, toujours, savent nous interpeller.

Mettons de côté le Street-art et ses grandes fresques colorées que nous connaissons tous.

Il existe dans les profondeurs de la nuit des poètes, des communicants qui œuvrent. Qui partagent leurs pensées, dénoncent, rassurent, aiment.

Et c’est au petit matin, lorsque la ville dort encore, lorsque nous allons travailler, que les plus avertis les remarquent : « Tiens ! Il n’était pas là, lui, hier ».

Ça pourrait être vos enfants, vos amis, vos collègues.

  

 

NOIR/BLANC ou BLANC/NOIR

Qu’ils soient adressés à quelqu’un en particulier ou à la terre entière, ces mots peints à main levée font passer un message. Qu’ils soient drôles, politiques, poétiques, ils suscitent toujours un sentiment, une indignation, un sourire.

« L’art osé du matin », Paris, 3 Février 2018

« Lâche un peu de lest, laisse le soleil briller » Belgique, 18 Février 2013

« Refusez de grandir » Belgique, 6 Mars 2017

« Il y a bien longtemps ici, broutait un diplodocus » Lille, 10 Janvier 2017

C’est l’anonyme qui s’adresse à l’autre anonyme. Dans un espace-temps différent.

 

VANDALISME DE L’ESPACE PUBLIC

L’espace public appartient à tous. La rue est un lieu de communication, de rencontres entre 

sujets. Pourquoi y aurait-il des espaces publicitaires payants alors qu’un vandale armé de peinture suscite en nous des émotions similaires ?

La rue donne une visibilité infinie, l’information qu’elle porte touche des centaines de personnes chaque jour. Alors, face à ces mots il y aura tout un florilège de réactions différentes. Et que la réaction soit positive ou négative, elle a le mérite d’exister. Elle vaut mieux que l’indifférence.

Shane Kuhn écrivait :

« On se souvient de ce qui nous plaît ou nous déplaît. Les affects, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont un facteur de renforcement mémoriel. (…) Mais on oublie facilement quelqu’un qui ne nous touche ni en bien ni en mal. » 

  

 

« On s’exprime ici librement et anonymement à la terre entière ; Sans même chercher d’approbation. » Simon.

Il n’y a pas loin entre la communication et la poésie. Il existe ces graffeurs qui taguent leurs blases, leur crew. Entendez ici leur nom d’artiste et le groupe référent. Mais pour les autres, qui nous intéressent, nous laisserons l’égocentrisme de côté et préfèrerons le partage d’une pensée collective dans laquelle chacun peut se retrouver.

Simon, étudiant mais aussi graffeur ou poète ou encore vandale a toujours l’application « note » de son téléphone ouverte :

« Quand j’ai des idées qui me passent par la tête, des jeux de mots, des moments d’illuminations (rire) je les écris, sinon j’oublie. Et quand je suis satisfait d’une idée et que le moment est propice je la partage tu vois, et toi le lendemain tu souris. »

« Nous préfèrerons le fond que la forme ; Sans chercher de prouesses artistiques. »

 

On marque son territoire mais on protège son identité. C’est lâche ? Non c’est un secret que partagent des anonymes entre eux. Entre vous. Entre nous.

 

Lucie BASGROT, étudiante SUP’DE COM en Bachelor 3ème année

Par SUP'DE COM
le 20/12/2018

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